La transformation agricole du Vietnam démontre que les marchés émergents peuvent devenir des leaders mondiaux de l’exportation lorsqu’ils s’appuient sur une stratégie claire et cohérente. En combinant la libéralisation des échanges, les chaînes de valeur solides, la modernisation de la transformation, les normes de qualité rigoureuses et l’accès au financement, le Vietnam a su bâtir un écosystème exportateur hautement compétitif dans le café, le riz, les produits de la mer et les cultures à forte valeur ajoutée.
L’agroalimentaire en Afrique subsaharienne combine une échelle considérable et des gains de productivité largement inexploités. Environ 70 % de la population y travaille dans l’agriculture et le secteur représente près de 30 % du PIB, mais les rendements restent faibles : les rendements céréaliers moyens ne sont que d’environ 1–2 t/ha, soit près de 60 % de moins que la moyenne mondiale. Cet écart n’est pas une fatalité : l’expérience historique montre que d’autres régions l’ont comblé grâce à de meilleures semences, à l’usage d’engrais, à l’irrigation et à la mécanisation. Lorsqu’elles sont déployées de façon adaptée aux cultures et aux conditions locales, ces technologies peuvent multiplier les rendements, accroître les revenus et favoriser l’essor de l’industrie agroalimentaire locale.
Cet article vous plonge au cœur de cette transformation. Vous y découvrirez comment des entrepreneurs issus de la diaspora, tels que Teyliom Group, connectent directement des milliers d’agriculteurs ouest-africains aux distributeurs européens, augmentant ainsi les revenus des producteurs de 45 % par rapport à la moyenne régionale. Vous verrez aussi comment AgriConnect Europe-Afrique a facilité près de 340 millions d’euros de nouveaux partenariats en agri-tech. Ces réussites ne sont pas des exceptions : elles démontrent un modèle reproductible et évolutif.