L’agroalimentaire en Afrique subsaharienne combine une échelle considérable et des gains de productivité largement inexploités. Environ 70 % de la population y travaille dans l’agriculture et le secteur représente près de 30 % du PIB, mais les rendements restent faibles : les rendements céréaliers moyens ne sont que d’environ 1–2 t/ha, soit près de 60 % de moins que la moyenne mondiale. Cet écart n’est pas une fatalité : l’expérience historique montre que d’autres régions l’ont comblé grâce à de meilleures semences, à l’usage d’engrais, à l’irrigation et à la mécanisation. Lorsqu’elles sont déployées de façon adaptée aux cultures et aux conditions locales, ces technologies peuvent multiplier les rendements, accroître les revenus et favoriser l’essor de l’industrie agroalimentaire locale.
Dans cet épisode, nous explorons le levier le plus concret pour une croissance durable et à fort impact : le transfert de technologie. Bien conduit, il multiplie la productivité, renforce des capacités locales durables et génère des revenus de services récurrents. Mal conduit, il devient une dépense ponctuelle coûteuse, impossible à entretenir localement. Ce guide propose une feuille de route claire et opérationnelle pour transformer les bonnes intentions en impacts mesurables et reproductibles — à commencer par vos échanges sur le salon.